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La Démarche

par | 12 Jan 2022

Action collective

En juin 2020, lorsque j’ai commencé mon mandat à la SADC comme conseillère en développement local et en communication, on m’a expliqué que j’allais travailler en concertation avec des partenaires au sein de démarches territoriales. Vite de même, concertation – partenaires – démarche, je comprends bien ça.

Puis, j’ai commencé à travailler avec Agir collectivement dans Bellechasse (ACB), une démarche visant à renforcer le sentiment de fierté et d’appartenance des 0 à 21 ans à la région de Bellechasse. Ça aussi je comprends bien, je suis tellement fière de venir de Bellechasse !

Par la suite, j’ai vite remarqué qu’autour de la table rassemblant les intervenants d’ACB, on parle beaucoup de la démarche et… j’ai commencé à trouver ça drôle… Je m’explique :  connaissez-vous Série noire, une série québécoise à l’humour noir et cynique écrite par Jean-François Rivard et François Létourneau ? (Si ce n’est pas le cas, allez pallier cette lacune culturelle rapidement sur tout.tv.). En gros, deux scénaristes, Denis et Patrick, doivent écrire la suite de leur série La Loi de la justice. Bien que médiocre, la première saison a connu un succès fulgurant. Manquant de connaissances judiciaires pour produire une série réaliste, à l’image du monde de la justice, ils se lancent dans un processus d’écriture au cours duquel il laisse place à LA DÉMARCHE. Elle les guide dans l’écriture et les conduits dans une série d’événements inusités (et très drôles), car quand la démarche te parle tu dois l’écouter.

Vous comprenez donc la cause de cette douce hilarité. Penser à Denis, à Patrick et à cette démarche qui guide leurs actions me fait encore sourire. Au fil du temps, j’ai confié à ma collègue Marie-Ève Lavoie, coordonnatrice de la démarche, mon amusement par rapport à ce terme surutilisé en concertation. En parallèle, j’ai également constaté que DÉMARCHE n’est pas si claire et limpide pour les non-initiés. J’ai donc décidé de lui adresser des questions pour élucider le mystère de ce qu’est une démarche.

Alors, Marie-Ève, dis-moi, une démarche c’est quoi ?

Je ne sais si ce mot va aider à clarifier la démarche, mais je dirais processus. Comme ACB est un regroupement de partenaires et d’organisations qui souhaitent collaborer, l’utilisation du terme « démarche » semble appropriée parce que ça permet de laisser cours à la création, à l’imagination et surtout à se coller aux besoins de la population, dans notre cas les jeunes, et à réaliser ce que nous pouvons faire collectivement pour répondre à leurs besoins.

La démarche, c’est un terme qui encadre le champ des possibles de ce que nous pouvons réaliser ensemble en tant que regroupement de partenaires. Mais pour le reste, c’est nous qui déterminons ensemble ce que nous pouvons réaliser collectivement pour répondre aux besoins et aux préoccupations des jeunes, mais aussi à celles du milieu. En se parlant, on peut arrimer nos actions pour le bien-être des jeunes.

Une démarche, ça mange quoi en hiver ?

Un des éléments très importants, c’est la consultation. Elle se nourrit de ce qu’on va chercher en termes de données et d’informations auprès des jeunes. Quand on consulte les jeunes sur les thématiques priorisées par le regroupement ACB, on va chercher l’information et les besoins pour ensuite définir ensemble ce qu’on peut réaliser.

Elle se nourrit aussi des tables de consultations. Dans Bellechasse, il y a plusieurs concertations et ACB est, en quelque sorte, une trame de fond des concertations jeunesse. À travers ces tables, on consulte les partenaires et acteurs qui sont les yeux sur le terrain. Ils sont plus en mesure de répondre aux besoins et aux préoccupations des jeunes pour qui nous travaillons.

Donc, dans ton rôle de coordonnatrice, tu es au service de la démarche ?  

Complètement, moi je suis au service de la démarche. Moi je ne suis pas là pour l’idéation, je ne suis pas une chargée de projet. Dans le cadre d’une démarche comme ACB, mon rôle est plutôt d’observer, lire l’environnement, ce qui se passe dans le milieu, ce que les gens en disent, puis tenter de cibler ce qu’il est possible de réaliser collectivement.

Dans une démarche on parle aux nous. Par exemple, avec le conseil des jeunes, nous réfléchissons sur des sujets, des concepts. Ça apporte des idées que je peux partager aux partenaires. Il y a des idées qui se croisent. Les partenaires apportent d’autres idées et précisions. C’est l’intelligence collective qui fait émerger les projets. Mon rôle est de coordonner le tout vers des réalisations concrètes en utilisant les forces de tout le monde.

Donc, la démarche te parle, te guide, comment fais-tu pour l’écouter ?

Ben oui, pour coordonner une démarche, il faut être à l’aise avec le flou et se laisser porter par le courant. Il faut se laisser guider par ce qui ressort de la concertation.

Je comprends que tu es assez malléable, un genre de petite boule de pâte à modeler ?

| Rire | Oui en effet, je me dissocie de mes opinions et de mes désirs. C’est certain que je teinte la démarche, mais j’essaie toujours de mettre de l’avant ce que j’entends ou ce que je perçois plutôt que de mettre de l’avant mes propres désirs.

Comment ça fonctionne au sein d’ACB la prise de décision en lien avec la démarche ?

Ouf, grosse question. Je vais parler de gouvernance en essayant de ne pas trop complexifier la chose. Bien sûr, on fonctionne beaucoup par comité.

Le décisionnel, c’est le comité de coordination (COCO) à qui on présente les idées ou les projets provenant des différents comités par exemple, le conseil des jeunes. C’est le COCO qui approuve les directions qui sont prises.

En amont, le comité exécutif réfléchit aux éléments plus techniques. Ensemble, nous réfléchissons à comment les propositions seront soumises au comité de coordination.

Mais où est-ce qu’on va chercher beaucoup de jus, c’est aux RDV ACB. On ne peut pas être plus collectif que ça, énormément de gens participent aux rencontres. C’est ouvert à toutes les personnes intéressées à travailler au développement du territoire et au bien-être des jeunes. Avec le comité jeunesse, on essaie toujours d’alimenter les réflexions pour ensuite les présenter au RDV où sont rassemblés les partenaires. On essaie de croiser les savoirs, ceux des jeunes et ceux des partenaires. On brasse les idées et à partir ce ça, on identifie des pistes qui sont validées par le comité de coordination. Les RDV, c’est vraiment là que se prennent les grandes orientations de la démarche. Mais aussi on mobilise, c’est au rendez-vous que les projets prennent de l’envergure et prennent une ampleur territoriale et collective.

 

Est-ce qu’être dans une démarche d’envergure complique les choses ou entraîne des délais ?

Oui, c’est certain que ça peut être difficile de trouver l’équilibre entre la réflexion et l’action. Dans une démarche comme ça, on travaille sur le long terme, donc oui, ça prend du temps d’avoir un impact. On travaille ce genre de projets sur des dizaines d’années. La concertation des acteurs du milieu et l’action collective dans Bellechasse existaient déjà avant ACB. Mais en ayant une coordination, une structure et un financement associé, on peut mettre en œuvre des projets plus rapidement et on mobilise plus de partenaires autour de ces projets.

Il faut vraiment garder le cap sur l’équilibre action/réflexion.

Mais bon, tout ça permet d’avoir un bon niveau d’adhésion et les gens embarquent parce que les idées viennent d’eux et non pas de moi Marie-Ève Lavoie.

Je te sais aussi fan de Série noire, te sens-tu proche de Patrick et Denis quand tu travailles pour la démarche ?

Ben oui, c’est sûr, moi aussi la démarche me parle. Le meilleur exemple pour mettre une image sur le fait que la démarche me parle, ce sont les sacs réconfortants, la démarche m’a parlé. Tous les constats étaient là : les tables de concertation, les intervenants scolaires, les organismes communautaires, les jeunes, tout le monde voulaient faire quelque chose pour faire connaître les ressources de soutien sur le territoire. Rappelons-nous qu’on était en pleine pandémie et qu’on voulait que les jeunes connaissent mieux les ressources disponibles.

Une collègue de la municipalité de Saint-Anselme m’a partagé un courriel d’une action réalisée dans une autre MRC pour les jeunes. J’ai vite fait des liens. Comme tout le monde avait les mêmes préoccupations pour la jeunesse, ça a déboulé vraiment vite. Tout le monde a embarqué, on a mis le projet à nos couleurs et on a livré plus de 5 000 sacs réconfortants sur le territoire. Le projet s’est réalisé vraiment rapidement (moins de 3 mois). Quand la démarche nous parle, c’est qu’on réussit à faire des liens entre tout ce qu’on voit et entend et qu’on réussit à faire émerger de grandes idées pour les transformer en réalisations.

  • Pour en apprendre plus sur le projet des sacs réconfortants réalisé au cours de l’hiver 2020-2021 c’est par ici

Puis nous à la SADC, on fait quoi pour la démarche ?

La SADC a un rôle clé à jouer dans tout ça. Comme mentionnée au départ, ACB est un regroupement de partenaires et non une organisation. Il faut absolument qu’il y ait une instance qui se porte volontaire et qui s’engage à être fiduciaire pour être en charge de la gestion du budget et, entre autres, pour les demandes de financement. La SADC est elle aussi au service de la démarche ! Elle y collabore activement en étant impliquée dans les comités d’ACB et c’est vraiment important.

C’est ça qui est beau d’ACB, c’est que oui, la SADC a un rôle clé, mais les partenaires ont tous un rôle essentiel au bon fonctionnement de la démarche. Ce sont les forces de tout le monde qui nous permettent de mener ce grand projet collectif.

En conclusion, peux-tu me résumer la démarche c’est quoi en une phrase ?

Agir collectivement dans Bellechasse est un vaste regroupement de partenaires, issus de diverses organisations du milieu, qui s’engage à collaborer pour contribuer au bien-être des jeunes Bellechassois âgés de 0 à 21 ans.

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